Le 19 décembre, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a rendu public son rapport du monitoring citoyen sur les récentes opérations de contrôle technique et de vérification des permis de conduire à Kinshasa.
En effet, depuis le 30 septembre 2025 la Police de Circulation Routière Congolaise avaient débutées à Kinshasa une campagne de contrôle technique des véhicules ainsi que la détention du permis de conduire par les automobilistes.
Conséquemment, à partir du 28 novembre la NSCC avait déployé ses observateurs sur plusieurs artères de la ville-province pour vérifier la régularité de ces opérations.
Contrôleurs contrôlés, les agents de l’ordre affectés à ces opérations sont donc comptables des cas de tensions, d’incivisme et de certains comportements inappropriés constatés. Mais, contrairement à l’habituel ton désespéré de mise dans la majorité de rapports de contrôle en provenance des ténors de la société civile, ton d’ailleurs en phase avec le quotidien pleureur de la majorité de la population, il se dégage du rendu NSCC que “plusieurs avancées“ ont été engrangées par la police.
Interdiction de l’usage abusif des gyrophares, interpellation des véhicules sans plaques, approche pédagogique envers les chauffeurs sans permis, amélioration de la régulation de la circulation, recadrage de la hiérarchie policière et présence des officiers supérieurs sur le terrain sont autant des points positifs avancés.
Ce rapport décrie aussi le laisser-aller de certains conducteurs qui déclenchent la fraude et une multitude d’autres abus.
Il sied donc de rappeler que la ville de Kinshasa qui frôle les vingt millions d’habitants accuse un criant problème de mobilité dont une conjugaison salubre dans le mental et l’agir des conducteurs et des forces de l’ordre peut aider à rouler apaiser. En espérant que les infrastructures suivront vraiment, au-delà de quelques tentatives de chantiers.
Œil sur œil. Contrôle qui pourra.
